Article gratuit – Nostalgie 01 – La Petite Patrie, d’hier à aujourd’hui

Nouveautés  |  07-04-2021

Article tiré de Nostalgie 01.

La Petite-Patrie, d’hier à aujourd’hui

 

Considéré comme l’un des incontournables montréalais avec ses jeunes familles, son apport des communautés culturelles, sa Petite Italie, son marché Jean-Talon et ses magnifiques églises, dont Saint-Ambroise, signée Ernest Cormier, et Notre-Dame-de-la-Défense, ainsi que ses fresques de Guido Nincheri, ses rues ombragées et ses petits commerces sympathiques, La Petite-Patrie a le vent dans les voiles.

 

 

Photos: Archives de la Ville de Montréal

 

Pourtant, rien ne la destine à devenir cet emblème de l’art de vivre à la montréalaise. Située entre la rue Jean-Talon, le chemin de fer du Canadien Pacifique, l’avenue Papineau et la rue Hutchison, elle se retrouve dès sa création à cheval sur deux villages, Côte-de-la-Visitation et Coteau Saint-Louis. Et si elle est depuis 1989 rattachée à Rosemont, elle fut pendant longtemps une composante de Villeray.

À l’origine terre agricole parsemée de carrières de pierres grises montréalaises, elle connaît un développement rapide grâce à l’arrivée du chemin de fer et des emplois du CP en 1878, à l’inauguration en 1892 de la ligne de tramway, qui relie le centre-ville à Sault-au-Récollet, au développement de la rue Saint-Hubert et à l’établissement de la communauté italienne qui, dès 1919, y construit Notre-Dame-de-la-Défense.

Si le quartier a plus de 100 ans, son nom, lui, est récent. La Petite-Patrie sera désignée ainsi à la suite de sa fusion avec l’arrondissement Rosemont, en 1989. Les autorités municipales s’inspirent du titre des célèbres chroniques de Claude Jasmin, un enfant du quartier, publiées en 1972 et adaptées en téléroman dès 1974.

 

 

Le marché Jean-Talon à l’époque. Photos: Archives de la Ville de Montréal

 

 

 

Aujourd’hui. Le marché Jean-Talon, le plus grand marché à ciel ouvert d’Amérique du Nord. Photo: Richard Poissant

 

L

 

 

Du Verdi sur Dante

 

Ah, la dolce vita sur une terrasse bercée par les subtils parfums de romarin, de thym et de tomates qui cuisent tranquillement, le paradis!

 

Pas besoin de traverser l’Atlantique pour y goûter. Vous n’avez qu’à visiter notre Piccola Italia. Bien que la présence italienne remonte au XVIIe siècle, c’est au XIXe siècle qu’elle se développe, alors que les chemins de fer, les minières et les forestières ont besoin de main-d’œuvre célibataire. À partir du XXe siècle, ce sont des familles entières qui fuient la pauvreté de la péninsule italienne.

Ils sont des milliers qui débarquent entre 1940 et 1960 et qui s’installent autour du marché Jean-Talon et de la petite église Madonna della Difesa, un secteur qui devient notre coin d’azur en plein Montréal. «Quand on visite la place Dante ou Notre-Dame-de-la-Défense et qu’on y admire ses merveilleux marbres, on a l’impression d’être en Italie», lance avec enthousiasme l’historien et journaliste Giuseppe Continiello. «Mais la Petite Italie, c’est aussi le marché Jean-Talon, les potagers des résidences italiennes, les restaurants et les cafés qui nous font connaître le savoir-vivre italien.»

Si elle a connu un exode vers d’autres coins de Montréal, il semble bien, selon Continiello, que la nouvelle immigration italienne, dont il fait partie, revienne vers la Petite Italie. «Elle s’y reconnaît, elle retrouve son Italie, celle qui la fait vibrer et qui garde son authenticité. Ce qui n’est pas le cas avec d’autres quartiers italiens à Montréal.»

 

 

Entre 1940 et 1960, des milliers d’Italiens s’installent près de l’église Madonna della Difesa. Photo: Archives de la Ville de Montréal

 

 

Aujourd’hui. Photo: Richard Poissant

 

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